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Arnaques par texto et faux appels : colis, ARC, « votre banque », faux policiers et grands-parents

Un colis en attente, un remboursement de l'ARC, un appel « du service des fraudes », un petit-fils en détresse : les fraudeurs imitent ce que vous recevez tous les jours. Ce que font vraiment les organismes, comment vérifier sans cliquer et quoi faire si les fraudeurs ont déjà vos renseignements.

En bref

Un texto frauduleux vous pousse à cliquer sur un lien, à payer de petits frais ou à donner vos renseignements. Ne cliquez pas : vérifiez dans l'application ou sur le site officiel. Votre banque ne vous demandera jamais votre mot de passe ou un code à usage unique, Revenu Québec n'envoie jamais de lien par texto, et Postes Canada ne demande jamais de paiement par texto. Transférez le texto au 7726 et signalez la fraude au Centre antifraude du Canada.

Équipe de PrivacyTechReview À jour au 14 octobre 2026 9 min de lecture

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Illustration : un cellulaire avec une bulle de message et un hameçon rouge lumineux arrêté par un bouclier de verre
Illustration : équipe de PrivacyTechReview

Les arnaques par texto fonctionnent parce qu'elles ressemblent à ce que vous recevez tous les jours : un avis de livraison, un remboursement, une alerte de votre banque, un message d'un proche. Le piège, c'est le lien, le code ou le paiement : le lien mène à une copie fidèle d'un vrai site qui réclame « de petits frais », vos renseignements bancaires ou vos identifiants. Selon le Centre antifraude du Canada, les Canadiens ont perdu plus de 704 millions de dollars à cause de la fraude en 2025, et seulement 5 % à 10 % des fraudes seraient signalées.

Ce que les organismes et les entreprises font — et ne font jamais

  • Votre banque ne se servira jamais du téléphone, du courriel ou des textos pour vous demander votre mot de passe, vos coordonnées de connexion ou un code à usage unique; elle ne demandera jamais un accès à distance à votre ordinateur ou à votre cellulaire, et ne vous demandera jamais de retirer de l'argent ou de révéler votre NIP pour « aider une enquête », rappelle l'Association des banquiers canadiens.
  • L'Agence du revenu du Canada (ARC) n'envoie pas de remboursements par virement électronique ou par texto, n'accepte pas de paiements en cryptomonnaie ou en cartes-cadeaux et ne menace pas de vous faire arrêter. Elle n'envoie pas de textos ni de courriels contenant des liens cliquables au sujet des prestations et des crédits d'impôt.
  • Revenu Québec ne vous avise jamais par courriel ni par texto d'un paiement, d'un remboursement ou d'un virement, et ne demande jamais de renseignements personnels par courriel ni par texto. Ses courriels et ses textos ne contiennent jamais d'hyperliens.
  • Postes Canada ne communique jamais avec vous par texto pour demander un paiement afin de libérer une livraison; ses avis par texto légitimes ne proviennent que des numéros 272727 et 55555.
  • Le Centre antifraude du Canada et les services de police ne vous demanderont jamais d'accéder à votre ordinateur à distance, et les institutions financières et la police ne demandent jamais de leur remettre votre carte bancaire ni ne viennent la chercher chez vous.

Comment fonctionnent les arnaques les plus courantes

  • Le colis et les frais : un texto annonce qu'un colis attend et qu'il faut payer de petits frais. Le lien mène à une fausse page où vous saisissez vos renseignements de carte.
  • Le faux service des fraudes : quelqu'un qui dit appeler de votre banque vous annonce une transaction suspecte et vous demande le code reçu par texto. Desjardins rappelle qu'elle ne vous demandera jamais le code à usage unique que vous avez peut-être reçu pendant l'appel. Le Centre antifraude du Canada ajoute de ne jamais présumer que le numéro affiché est authentique.
  • Le faux enquêteur ou le faux policier : on vous demande de retirer de l'argent, d'acheter des cartes-cadeaux ou de remettre votre carte bancaire « pour l'enquête ». Un vrai membre des forces de l'ordre n'exige jamais de paiement au téléphone, rappelle l'Association des banquiers canadiens.
  • Les grands-parents et le « téléphone cassé » : un « petit-fils » arrêté réclame une caution, ou un proche prétend que son cellulaire est défectueux et vous écrit d'un nouveau numéro. Le Centre antifraude du Canada rappelle que le système de justice canadien ne permet pas d'être libéré après avoir payé une caution en argent comptant ou en cryptomonnaie. Avant de faire quoi que ce soit, appelez votre proche à son numéro habituel; la Sûreté du Québec suggère de convenir d'un code secret en famille.
  • Le faux remboursement de l'ARC ou de Revenu Québec : un texto avec un lien pour « réclamer » un montant. Les deux organismes n'envoient pas de tels liens.

Comment vérifier un message sans cliquer

  1. Ne cliquez pas sur le lien, ne répondez pas et n'appelez pas le numéro du message.
  2. Ouvrez vous-même l'application ou le site officiel de votre banque, du transporteur ou de l'organisme, en tapant l'adresse, et voyez si vous y trouvez la même chose. Pensez cybersécurité conseille de communiquer avec l'organisation au moyen des coordonnées de son site officiel.
  3. Au moindre doute pendant un appel : raccrochez, puis rappelez vous-même votre banque à un numéro officiel, par exemple celui inscrit au dos de votre carte.
  4. Pour un message « d'un proche » : appelez-le à son numéro habituel.
  5. Transférez le texto indésirable au 7726 (SPAM sur la plupart des claviers). Au Canada, c'est gratuit et cela ne compte pas dans votre forfait, indique Pensez cybersécurité.

Que faire si vous avez cliqué ou donné vos renseignements?

  1. Restez calme et rassemblez l'information : les messages, les numéros, les reçus et les relevés.
  2. Communiquez avec votre institution financière, en particulier celle qui a transféré l'argent. Changez vos mots de passe et activez l'authentification multifacteur.
  3. Signalez l'incident à votre service de police local le plus tôt possible et obtenez un numéro de dossier. En cas d'urgence, faites le 9-1-1.
  4. Signalez la fraude au Centre antifraude du Canada, en ligne sur le site « Signaler la cybercriminalité et la fraude » (de façon anonyme si vous le voulez) ou au 1-888-495-8501, du lundi au vendredi, de 10 h à 16 h 45 (heure de l'Est).
  5. Méfiez-vous des offres pour « récupérer » votre argent : le Centre antifraude du Canada rappelle que les fraudeurs ciblent souvent leurs victimes une deuxième fois de cette façon.

Un antivirus aide-t-il?

En partie. Certaines suites vérifient les liens et les messages sur le cellulaire, et Google Play Protect vous avertit des applications potentiellement nuisibles. C'est un filet de sécurité utile, surtout pour les membres de la famille moins à l'aise avec leur cellulaire. Mais rien ne remplace le réflexe de vérifier d'abord dans l'application officielle, et de raccrocher quand on vous presse.

L'arnaque n'est pas le message, c'est le lien, le code et le virement. Passez toujours vous-même par le canal officiel.

Sources · vérifiées le 14 octobre 2026

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